| Histoire de Gan
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Au Zénith de Pau, le jeudi 8 avril 2009, a eu lieu la Cérémonie de remise des Trophées des As de l’Entreprise.
Jean-Pierre Tanneur y reçoit le trophée d’argent « Entreprises et Territoire », trophée bien mérité qui couronne cette petite entreprise d’une dizaine de personnes.
Une longue tradition marbrière :
Lorsque, dans les métiers de la pierre et du marbre, on évoque les entreprises de grande tradition professionnelle, la Société Industrielle du Néez, plus connue sous le nom de la Marbrerie, fait partie de celles à citer en exemple.
Elle est née en 1905 et, dans la voie tracée par leur grand-père Georges et leur père Jean, dit Babou, les deux frères Jean-Pierre et Jean-Jacques perpétuent cette activité uniquement centrée aujourd’hui sur le bâtiment et plus précisément sur la décoration. Mais revenons sur l’histoire de cette usine située le long du canal qui longe la place de la Quillère.
Ce canal fut creusé en 1633 pour mieux alimenter les fossés de la bastide, mais il est très vraisemblable qu’un moulin y fut aussi construit. En effet, en 1760, un moulin était bien implanté à cet endroit et appartenait à Jean-Pierre de Rancès.
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De nombreuses bastides, ces « villes neuves » du Moyen Age, portaient le nom de villes illustres comme Bruges, Tournay, Fleurance (pour Florence), Valence, etc. Ainsi, lors de son passage dans la ville flamande de Gand, Gaston II, père de Gaston Phébus, emporta dans son esprit la vision merveilleuse de cette riche cité lointaine et GAN, en Béarn, naquit en 1335.
Au XIVème siècle, Gand, en Belgique, était, avec ses 60 000 habitants l’une des villes les plus importantes d’Europe après Paris. Le nom de Gand vient du celte « ganda » qui signifie « confluent » car Gand se trouve à la confluence de deux rivières, la Lys et l’Escaut. Des canaux sillonnent cette ville en tous sens. La ville de Gan hérite ainsi de ce nom car notre bastide était, dès l’origine, entourée par deux canaux (ou fossés) parallèles distants d’une dizaine de mètres.
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Dans la mémoire populaire le vin de Jurançon évoque aussitôt le baptême d'Henri IV et le geste d'Henri d'Albret, son grand-père, présentant ce vin au nouveau né pour effacer le goût de l'aïl qui l'avait fait grimacer.
De boun Yuransou que-u pleè lou coupetHenric que-u hourrupa chens ha nade grimace - Il remplit la coupe de bon Jurançon Henri la but sans faire de grimace.
Mais comment s'est construit cette légende au cours des siècles ?
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En 1385, GAN était une des treize principales villes du Béarn…
Ce nom fut donné à notre ville par son fondateur Gaston II, Comte de Foix, surnommé le Preux. Durant l’expédition que Philippe VI organisa en 1328 dans le but de châtier les communes flamandes révoltées contre le roi de France, et à laquelle il participa, le jeune Gaston de Foix promit de faire construire à son retour en Béarn des bastides auxquelles il s’engagea à donner des noms de villes des Flandres. En 1385, dans cette bastide de GAN, devenue l’une des treize Principales villes du Béarn, on dénombrait 175 feux alors que Pau n’en comptait que 128. En 1549, elle en dénombrait encore 160, alors que Pau n’en avait plus que 77 !
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Lorsqu’en janvier 1993, Jean-Pierre Lacoste immobilisa la dernière pierre tout en haut du nouveau fronton en plein-cintre, il ne pensa peut-être pas que ces mêmes gestes avaient déjà été exécutés plus de deux siècles avant lui par un autre artisan-maçon de Gan. Mais ce dont il était sûr, c'est qu'il avait définitivement sauvé de la ruine ces "bains romains" qui, depuis de nombreuses années déjà, menaçaient de s'écrouler et former à jamais qu'un misérable tas de pierres.
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